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A la Pépinière viticole Guillaume, la recherche est au service du développement durable et de l’emploi

© Pépinière Guillaume

 

La pépinière Guillaume à Charcenne en Haute-Saône est porteuse d’un vaste projet  de recherche collaboratif réunissant l’Université de Haute-Alsace, l’Association Technique Viticole de Bourgogne et l’entreprise bourguignonne SEDIAG. Baptisé CLOVIS, ce projet innovant qui bénéficie du soutien des fonds européens recouvre plusieurs aspects. Il vise à mettre au point un kit de détection des pathologies de la vigne, à assainir les plants existants, les rendre moins sensibles aux agents pathogènes, et produire grâce à une sélection minutieuse, des plants de vignes adaptés au changement climatique en cours. C’est précisément le cas ici : « nos recherches portent sur le cépage Pinot Noir, indique Martine Delbos, la PDG de la pépinière Guillaume. Notre spécialité. Ce travaille de recherche nous permettra d’offrir aux viticulteurs des pieds de vignes plus résistants.  »

Qui dit plus résistant, fait évidemment référence aux produits phytosanitaires. Grâce aux innovations apportées, les viticulteurs pourront se mettre en conformité avec leurs engagements de réduire de 50% l’utilisation de produits chimiques d’ici 2018. Un atout considérable. Mais ce n’est qu’une première étape d’après la dirigeante : « une fois développé, ce projet nous permettra d’élargir nos marchés. Car après le Pinot Noir, ce système sera déclinable à d’autres cépages. Notre savoir-faire deviendra alors incontournable pour de nombreux professionnels du vin  ». Un programme majeur pour la compétitivité de l’entreprise qui devrait entraîner la création d’emplois dès que l’activité se sera développée grâce à cette innovation.

© Pépinière Guillaume

Pour ces travaux de recherche, le projet CLOVIS bénéficie de 227 000 € de fonds européen sur un coût total de 1,159 M€.