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HAUTE-SAONE à très haut débit

© Arc optique

L’Arc Optique, une infrastructure stratégique pour le territoire, son économie et ses habitants

Sans infrastructures de communication à très haut débit, plus de salut économique, social et culturel pour les territoires excentrés. Conscient de cette réalité, et du peu d'envie des opérateurs privés d'investir dans les zones rurales à faibles populations, le conseil général de Haute-Saône a choisi de procéder lui-même au déploiement nécessaire. Encouragé par l'obtention d'une subvention du FEADER pour la réalisation de la première tranche de ces travaux, le département a réuni à ses côtés pour cela l'ensemble des communautés de communes au sein d'un syndicat mixte « Haute-Saône Numérique ». L'objectif est de raccorder la totalité de leurs habitants aux réseaux à très haut débit des territoires limitrophes via ce futur arc optique. S'emparer de cette compétence n'avait rien d'obligatoire « mais nous le devions dans un souci d'égalité de traitement de nos concitoyens, où qu'ils résident » , considère Yves Krattinger, le président du conseil général.

Cette « colonne vertébrale du réseau départemental de fibre optique »  comprend trois branches et s'étend sur 200 km. L'une, entre Héricourt et Voray-sur-l'Ognon, relie la capitale régionale Besançon à l'aire urbaine Belfort-Montbéliard. La seconde, vers Luxeuil-les-Bains et Fougerolles au nord, permettra à terme l'interconnexion avec la Lorraine. La troisième, à l'ouest, rejoindra Gray pour se rattacher ensuite à la Bourgogne. A ce stade, l'usager ne sera pas directement desservi mais ce réseau d'initiative publique devrait « inciter »  les opérateurs ainsi déchargés du poids financier de la collecte primaire « à développer une nouvelle offre de services en Haute-Saône » , espèrent les élus qui veulent favoriser le dégroupage et l'arrivée de nouveaux acteurs sur leur marché. Les contacts déjà établis avec les opérateurs sont jugés « encourageants ».

Après l'achèvement de cette « autoroute de l'information »  sera engagée la construction des réseaux locaux à l'échelle intercommunale pour irriguer le département. L'arc optique coûtera 6,268 M€ dont 3,33 M€ financés par le conseil général. Le projet ayant été retenu lors de l'appel lancé en 2010 dans le cadre du plan de relance européen, le FEADER y participera à hauteur de 802 452 €. Le président Yves Krattinger a également sollicité des aides de la Région et de l'Etat ainsi qu'une seconde subvention européenne de 1 M€, près du FEDER cette fois. L'essentiel des opérations de pose, pour limiter la gêne, s'effectuera sous voirie départementale. Au-delà de l'indispensable résorption de la fracture numérique déjà constatée à l'échelle du haut débit, le conseil général qualifie l'initiative de « véritable révolution ».